La vidéosurveillance dans les transports en commun.

Si le taux de criminalité est en forte hausse depuis quelques années en France, ce phénomène s’est particulièrement accentué dans les transports en commun. On ne compte plus les agressions dans les stations de métro, les gares et même les arrêts de bus.

Confronté à un tel phénomène, l’Etat a décidé d’agir.

Cette décision a débouché sur l’achat massif de plusieurs milliers de caméras de surveillance, afin d’en équiper progressivement un nombre grandissant de lieux publics. C’est ainsi qu’on a vu apparaître des caméras de surveillance sur les places des grandes villes et dans certaines rues ou ruelles.

Mais là où le changement s’est le plus visiblement ressenti, c’est bien dans les infrastructures des transports en commun. Du jour au lendemain, des centaines de techniciens ont été dépêchés à travers la France et des centaines de caméras sont apparues, comme par enchantement, sur les quais des métros, dans les gares,…

Cette implantation massive de caméras de sécurité a plusieurs buts.

Tout d’abord, ces caméras doivent assurer la sécurité des usagers. De la même manière que la caméra de surveillance (comme celle là) dissuade le vol dans un grand magasin, les caméras placées dans des lieux publics dissuadent les comportement inciviques. Par un effet de dissuasion remarquable, les caméras de sécurité servent de garde-fou à toutes sortes de débordements en public.

Ensuite, un réseau de vidéosurveillance omniprésent dans les transports en commun permet l’identification de certains « fauteurs de troubles » et leur interpellation rapide. Il est en effet bien plus facile à un enquêteur de retrouver un suspect s’il possède une image nette dudit suspect. Ces caméras de sécurité ont donc contribué à l’avancement d’énormément d’enquêtes, au vu de la propension qu’ont les malfrats d’effectuer leurs délits dans des lieux publics comme les bouches de métro.

Enfin, il est intéressant de constater que l’installation de ce système de surveillance ne répond pas qu’à un besoin de l’Etat de satisfaire ses citoyens, mais constitue aussi, et surtout, un investissement à long terme. En effet, l’action dissuasive de ces caméras permet d’éviter bon nombre de dégradations volontaires de lieux publics. L’addition concernant les dégâts commis (bris de glace,…) est donc moins lourde qu’avant et finira un jour par être rentable.

Concernant les enquêtes de police, cette surveillance est également rentable, puisqu’elle permet aux enquêteurs de passer moins de temps sur une enquête et d’en entamer une autre. Le temps étant de l’argent, un tel achat commence donc à ressembler à ce qu’il est vraiment : un investissement.