La minceur fait encore office de norme
Mincir comme idéal. Voilà la nouvelle problématique de quantité d’adolescent(e)s, sous la pression parfois inconsciente mais toujours soutenue d’une société qui promeut, par son imagerie, un certain culte de la minceur (voire de la maigreur). Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les pages des magazines de mode ou de regarder les publicités télévisées.
Les voix qui s’élèvent contre le diktat de la maigreur comme idéal de beauté se font encore trop discrètes, et les images de gens « normaux » sont diffusées plus ponctuellement que celles des sveltes mannequins qui peuplent notre écosystème publicitaire.
Plus grave, nombre des travers de notre société moderne militent dans l’inconscient en faveur du « moi maigre ». Les discours prônant le bien manger face au diabolique fast-food et ses désastreuses conséquences, autant que l’influence croissante d’un pays comme les Etats-Unis, dont les habitants semblent tous obèses et fiers de l’être, nous poussent à nous soucier encore davantage de notre poids qu’il y a quelques années. Préserver l’exception culturelle Européenne passerait donc aussi par le contrôle acéré de son poids. On en oublie pourtant que maigrir de manière efficace n’est pas synonyme de privation extrême mais plutôt d’apports caloriques contrôlés.
Le phénomène touche les jeunes de façon majoritaire, indistinctement de leur sexe. Les hommes sont en effet également de plus en plus sensibilisés à leur apparence via une multitude d’images d’abdominaux gonflés aux stéroïdes et auxquelles il leur devient bien difficile d’échapper.
En tout état de cause, il ne faut pas oublier que notre environnement nutritif nous pousse à une consommation outrancière et balise notre existence de produits transformés mauvais pour notre métabolisme. Manger sain est à la portée du plus grand nombre et il est en vérité très facile, via un régime alimentaire strict – pas d’alcool, pas de sucres rapides sauf le matin, des fruits et légumes en quantité – de maintenir une silhouette mince et svelte sans pour autant en faire pâtir notre corps et sans particulièrement se priver. Manque l’aiguillon qui permettra ce réveil définitif des consciences à une réalité qui est pourtant la nôtre mais que nous nous refusons de voir.
Related posts: